Gygès

(2 joueurs dès 12 ans)

 

 

MATERIEL

 

Un plateau de 36 cases, séparant, en nord et en sud,  deux cases-but.

12 anneaux, 4 simples, 4 doubles, 4 triples

PREPARATIFS

 

Un joueur s’installe en sud (il voit Gygès écrit à l’endroit), l’autre en nord.

Chacun prend 2 anneaux de chaque sorte (2 simples, 2 doubles, 2 triples)  et les positionne,                                    dans l’ordre qu’il veut, sur les deux rangées les plus proches de lui (il y a donc le choix entre 12 cases   pour placer les 6 pièces)

Sud joue le premier coup

BUT DU JEU

 

Pour gagner, il faut être le premier à acheminer une pièce jusqu’au but défendu par l’adversaire

PIECES NORD ET PIECES SUD

 

Chacun  ne peut jouer que  les pièces les plus proches de soi : ce qui distingue une pièce jouable par Sud, c’est qu’elle est située sur la rangée la plus au sud; ce qui distingue une pièce jouable par Nord, c’est qu’elle est située sur la rangée la plus au nord  ; s’il n’y a plus de pièces sur la première rangée,(ou si  - cas rare - les pièces de cette rangée  sont dans l’impossibilité de bouger), Sud et Nord doivent jouer  une pièce de la rangée suivante, et ainsi de suite.

Il peut donc arriver qu’une pièce initialement jouée par Sud se retrouve en position d’être jouée par Nord, et inversement : les pièces n’appartiennent  pas définitivement à un camp

DEPLACEMENTS DES PIECES

 

Elles se déplacent en sautant de case en case, en avant, en arrière, sur le côté, ou en tournant à angle droit ( diagonales exclues) : les anneaux simples effectuent un seul saut, les  doubles obligatoirement 2 sauts, les  triples obligatoirement 3 sauts.

Ils ne peuvent accéder à une case occupée qu’à leur dernier saut : un anneau simple peut donc  y accéder immédiatement, un double devra attendre son deuxième saut, et un triple son troisième. 

Quand un anneau termine son parcours sur une case vide, son coup est terminé.

Quand il le termine sur une case occupée, il  a le choix entre « rebondir» sur la pièce en place ou la « boxer »

a) Rebondir  = effectuer une nouvelle série de sauts : un seul saut si l’anneau en place est simple, forcément 2 si c’est une double, forcément 3 si c’est un triple ; de rebond en rebond, une pièce  peut donc traverser tout le plateau en un seul coup.

Un anneau ne peut, lors d’un même coup, sauter deux fois par-dessus le même intervalle (en d’autres termes, il ne peut revenir sur ses pas) ; mais il  arrivera qu’une série de rebonds lui permette, venant d’une autre direction,  de repasser par une même case, et donc de recouper son parcours initial

b) Boxer = prendre la place de l’autre anneau, et le projeter   sur n’importe quelle case libre, à condition que ce ne soit pas au-delà de la rangée jouable par l’adversaire.

On peut « boxer » le premier anneau qu’on rencontre, mais aussi boxer un anneau plus distant, après un ou plusieurs rebonds. 

L’usage du « boxing » permet  de contrer une attaque, en interposant un obstacle et en modifiant la portée d’un tremplin,  et/ou de construire une contre attaque, en implantant un relais qui permettra de rebondir plus loin

ACCES AU BUT  ET FIN DE LA PARTIE

 

Par convention, le but est considéré comme se trouvant à un seul saut de distance de chacune des 6 cases limitrophes.

On ne peut y accéder  que si le déplacement  est entièrement terminé : si un anneau doit terminer son parcours par un triple rebond, le saut final, qui lui fait atteindre le but, doit être effectivement le 3ème de la série.

Le but est  un terminus, et non un lieu de passage ; le joueur qui le défend ne peut y accéder

Claude LEROY Créations ©2019 - Règles déposées. www.cosmoludo.com

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